La dysphagie est une sensation de gêne ou de blocage lors de la déglutition ; la fausse-route désigne le passage d'aliments, de liquides ou de salive dans les voies aériennes, avec un risque de pneumopathie d'inhalation. On distingue la dysphagie haute (oropharyngée), due à un défaut de propulsion (neurologique, musculaire) et volontiers associée à des fausses-routes, de la dysphagie basse (œsophagienne), due à un obstacle ou un trouble moteur. Chez le sujet âgé ou neurologique, la fausse-route peut être silencieuse (sans toux), ce qui la rend particulièrement dangereuse et sous-diagnostiquée.
Diagnostics à ne pas manquer
Cancer de l'œsophage ou de la jonction œso-gastrique — dysphagie progressive aux solides
Cancer ORL (pharynx, larynx) comprimant les voies de déglutition
AVC ou trouble neurologique aigu avec fausse-route (paralysie pseudobulbaire, dysphagie post-AVC)
Fausse-route silencieuse avec pneumopathie d'inhalation (sujet âgé ou neurologique, sans toux protectrice) → évaluation orthophonique et adaptation des textures
Trouble moteur : achalasie, spasme diffus de l'œsophage
Fausse-route sur pathologie neurodégénérative (Parkinson, démence, SLA)
Compression extrinsèque : adénopathie médiastinale, anévrisme de l'aorte
Presbyphagie du sujet âgé (ralentissement physiologique de la déglutition)
Drapeaux rouges
Dysphagie progressive aux solides (cancer jusqu'à preuve du contraire)
Amaigrissement associé (AEG)
Hémoptysie ou hématémèse associée
… et 2 autres dans la fiche complète.
Dans la fiche complète
La fiche « Troubles de déglutition ou fausse-route » de SimECOS détaille aussi 6 questions d'interrogatoire ciblées, 5 gestes d'examen clinique attendus, les examens complémentaires par ordre d'intention, la conduite à tenir en 5 étapes, 4 conseils spécifiques à l'épreuve ECOS — alignés sur les fiches LiSA et le référentiel R2C.