Le refus de soins par un patient majeur et capable est un droit fondamental. Le médecin doit le respecter après une information loyale, claire et appropriée, tout en s'assurant de la capacité de discernement du patient et en traçant précisément la démarche dans le dossier.
Diagnostics à ne pas manquer
Refus lié à un trouble psychiatrique aigu ou à une altération du discernement non identifiée
Urgence vitale immédiate où le refus met en jeu le pronostic vital à très court terme
Refus exprimé sous la contrainte d'un tiers (emprise, violence, pression familiale)
Défaut de traçabilité de l'information délivrée et du refus : risque médico-légal
Causes fréquentes
Refus pour raisons religieuses ou culturelles (ex. transfusion)
Refus par crainte des effets secondaires ou expérience négative antérieure
Refus lié à une perte de confiance envers le corps médical
Refus dans le cadre de soins palliatifs
Drapeaux rouges
Urgence vitale immédiate malgré le refus
Mineur ou majeur protégé dont le refus des représentants met en danger sa vie
Trouble du discernement manifeste (confusion, décompensation psychiatrique)
… et 1 autre dans la fiche complète.
Dans la fiche complète
La fiche « Refus de traitement et de prise en charge recommandés » de SimECOS détaille aussi 4 questions d'interrogatoire ciblées, 4 gestes d'examen clinique attendus, les examens complémentaires par ordre d'intention, la conduite à tenir en 6 étapes, 4 conseils spécifiques à l'épreuve ECOS — alignés sur les fiches LiSA et le référentiel R2C.