La douleur aiguë post-opératoire survient dans les suites immédiates d'un geste chirurgical, de mécanisme nociceptif dans la grande majorité des cas. Son intensité doit être évaluée systématiquement par une échelle chiffrée et soulagée selon une stratégie multimodale, tout en restant attentif à une douleur inhabituelle pouvant signer une complication.
Diagnostics à ne pas manquer
Complication chirurgicale précoce : hémorragie, désunion de suture, ischémie d'un organe ou d'un membre
Infection du site opératoire ou sepsis post-opératoire précoce
Syndrome des loges après chirurgie orthopédique : douleur intense résistante aux antalgiques, œdème, paresthésies
Douleur nociceptive attendue liée au geste opératoire lui-même
Rachialgies liées à la position peropératoire
Rétention aiguë d'urine post-opératoire
Douleur liée à un pansement ou un drain trop compressif
Drapeaux rouges
Douleur disproportionnée par rapport au geste et résistante aux antalgiques usuels
Fièvre élevée avec instabilité hémodynamique
Saignement extériorisé ou signes de choc hémorragique
… et 1 autre dans la fiche complète.
Dans la fiche complète
La fiche « Douleur aiguë post-opératoire » de SimECOS détaille aussi 5 questions d'interrogatoire ciblées, 5 gestes d'examen clinique attendus, les examens complémentaires par ordre d'intention, la conduite à tenir en 5 étapes, 4 conseils spécifiques à l'épreuve ECOS — alignés sur les fiches LiSA et le référentiel R2C.