La tuberculose bacillifère, avec examen microscopique direct positif, est une maladie à déclaration obligatoire et hautement contagieuse par voie aérienne. Sa prise en charge associe isolement respiratoire initial, quadrithérapie antituberculeuse standardisée, dépistage de l'entourage et éducation à l'observance sur une durée prolongée.
Diagnostics à ne pas manquer
Tuberculose résistante ou multirésistante (échec thérapeutique, contexte à risque) : adaptation du traitement en centre spécialisé
Atteinte extrapulmonaire grave associée, méningée ou miliaire : hospitalisation urgente
Hépatotoxicité sévère du traitement antituberculeux : arrêt et adaptation du schéma
Rupture d'isolement ou de traitement chez un patient encore contagieux : mesures de santé publique
Causes fréquentes
Tuberculose pulmonaire commune sensible aux antituberculeux de première ligne
Effets indésirables mineurs du traitement (troubles digestifs, coloration orangée des sécrétions par la rifampicine)
Difficultés d'observance liées à la durée du traitement de six mois
Terrain à risque : précarité, immunodépression, migrants
La fiche « Prise en charge d'un patient présentant une tuberculose bacillifère » de SimECOS détaille aussi 6 questions d'interrogatoire ciblées, 4 gestes d'examen clinique attendus, les examens complémentaires par ordre d'intention, la conduite à tenir en 6 étapes, 4 conseils spécifiques à l'épreuve ECOS — alignés sur les fiches LiSA et le référentiel R2C.