La douleur de l'enfant est fréquemment sous-évaluée du fait des difficultés de communication ; son évaluation repose sur des échelles adaptées à l'âge (autoévaluation après 6 ans, hétéroévaluation avant), et sa prise en charge associe systématiquement des mesures pharmacologiques adaptées au poids et des mesures non pharmacologiques.
Diagnostics à ne pas manquer
Douleur non reconnue chez le nourrisson non communicant, pleurs interprétés à tort comme comportementaux
Maltraitance à évoquer devant une douleur inexpliquée ou des lésions incompatibles avec l'anamnèse
Urgence chirurgicale (invagination intestinale, torsion testiculaire) masquée par une antalgie insuffisamment réévaluée
Surdosage en antalgique par erreur de posologie liée au poids
Causes fréquentes
Douleur post-vaccinale ou post-ponction
Otalgie
Douleur abdominale fonctionnelle récidivante
Douleur post-traumatique bénigne
Drapeaux rouges
Douleur intense non soulagée malgré antalgique bien conduit
Pleurs inconsolables associés à des signes de gravité (léthargie, teint gris)
Discordance entre les lésions constatées et l'anamnèse
… et 2 autres dans la fiche complète.
Dans la fiche complète
La fiche « Évaluation et prise en charge de la douleur de l'enfant et du nourrisson » de SimECOS détaille aussi 5 questions d'interrogatoire ciblées, 4 gestes d'examen clinique attendus, les examens complémentaires par ordre d'intention, la conduite à tenir en 6 étapes, 4 conseils spécifiques à l'épreuve ECOS — alignés sur les fiches LiSA et le référentiel R2C.