La ferritine reflète les réserves en fer mais est aussi une protéine de l'inflammation, élevée même sans surcharge martiale. Son interprétation exige le couplage systématique au coefficient de saturation de la transferrine (CST) et à la CRP : une ferritine basse est un marqueur fiable de carence martiale, une ferritine élevée doit distinguer inflammation, cytolyse, surcharge en fer ou syndrome d'activation macrophagique.
Diagnostics à ne pas manquer
Hémorragie digestive occulte chronique chez l'homme ou la femme ménopausée (ferritine basse)
Syndrome d'activation macrophagique (ferritine très élevée, fièvre, cytopénies)
Hémochromatose génétique avec surcharge sévère (CST > 45 %)
Cancer digestif révélé par une anémie ferriprive
Causes fréquentes
Carence martiale nutritionnelle ou par pertes gynécologiques
Hémochromatose génétique (ferritine et CST élevés)
Stéatose hépatique ou syndrome métabolique
Consommation excessive d'alcool
Drapeaux rouges
Ferritine effondrée avec anémie sévère mal tolérée
Ferritine très élevée avec fièvre et cytopénies
CST > 45 % avec atteinte d'organe
… et 1 autre dans la fiche complète.
Dans la fiche complète
La fiche « Ferritine : baisse ou augmentation » de SimECOS détaille aussi 6 questions d'interrogatoire ciblées, 6 gestes d'examen clinique attendus, les examens complémentaires par ordre d'intention, la conduite à tenir en 6 étapes, 4 conseils spécifiques à l'épreuve ECOS — alignés sur les fiches LiSA et le référentiel R2C.
S'entraîner sur cette situation
Une station ECOS de SimECOS porte sur cette situation de départ, avec un patient standardisé animé par IA :