La période du post-partum, en particulier les quatre premières semaines, est une période à haut risque de décompensation psychiatrique. Un continuum de sévérité va du baby blues physiologique à la dépression du post-partum puis à la psychose puerpérale, urgence rare mais grave. Le repérage systématique par les professionnels de santé est un enjeu majeur de santé publique.
Diagnostics à ne pas manquer
Psychose puerpérale (début brutal entre J3 et J15, confusion, idées délirantes centrées sur l'enfant) : risque d'infanticide ou de suicide
Dépression du post-partum sévère avec idées suicidaires ou infanticides
Décompensation d'un trouble bipolaire préexistant (virage maniaque ou dépressif)
Pensées obsédantes intrusives de faire du mal au bébé (TOC du post-partum), à distinguer des idées délirantes de la psychose puerpérale
Causes fréquentes
Baby blues, entre J3 et J5, résolutif spontanément en quelques jours
Troubles anxieux du post-partum (anxiété de séparation, peur de mal faire)
Troubles du sommeil liés aux soins du nouveau-né, sans trouble thymique associé
Drapeaux rouges
Idées suicidaires ou infanticides
Symptômes délirants ou hallucinatoires
Confusion ou désorganisation du discours
… et 2 autres dans la fiche complète.
Dans la fiche complète
La fiche « Troubles psychiatriques en post-partum » de SimECOS détaille aussi 6 questions d'interrogatoire ciblées, 6 gestes d'examen clinique attendus, les examens complémentaires par ordre d'intention, la conduite à tenir en 5 étapes, 4 conseils spécifiques à l'épreuve ECOS — alignés sur les fiches LiSA et le référentiel R2C.
S'entraîner sur cette situation
Une station ECOS de SimECOS porte sur cette situation de départ, avec un patient standardisé animé par IA :